Pensée du jour...

Publié le par JB et Céline

"Encore un billet!!! Mais Céline nous gâte", vous dites-vous sûrement...


Ce ne sera pas un billet comme les autres, car je ne veux pas vous parler de ma vie. Je voudrais vous parler d'un blog, le blog d'une personne que je considère maintenant comme une amie. Allie. Allie vit dans la campagne québécoise et dans son blog, elle raconte son quotidien à la campagne, à son travail à la bibliothèque de la ville d'à côté. Elle a une philososphie de vie qui me plait et que j'aimerais pouvoir appliquer, si seulement j'avais le courage de faire certains choix...

Aujourd'hui, elle parle de l'importance de faire un travail qui nous plait, dans lequel on s'épanouit. Parce qu'on y passe beaucoup d'heures de notre vie, au travail et si l'on s'y sent mal, on ne peut pas être heureux. Un jour, un personnage dans un livre a déclaré à son interlocuteur que si l'on voulait être heureux un an, gagner au loto suffirait, mais que si l'on voulait être heureux toute sa vie, il fallait avoir un travail qui nous plaisait.

Le monde du travail, à l'heure actuelle, est difficile. Chacun le sait. Et il est difficile de suivre son évolution. Les employeurs et les clients en demandent toujours plus, toujours plus vite, sans que la qualité de notre travail en soit affectée (je parle de mon métier, mais je suppose que cela est valable dans beaucoup de métiers). Les outils que l'on utilise sont de plus en plus perfectionnés, ce qui fait qu'on nous en demande toujours plus. Il est de bon ton, sur le marché actuel, d'être dynamique, dévoué à son travail et ambitieux. Mais qu'en est-il des gens qui ne souhaitent que vivre tranquillement, faire leur boulot tranquillement? Ceux qui n'ont pas les dents qui rayent le parquet? Ceux qui souhaitent que le travail ne prenne pas toute la place? Ils se sentent mal à l'aise, déplacés, comme anachroniques dans ce monde d'instantanéité. Vouloir et pouvoir prendre son temps est devenu une utopie. Le monde est régi par la vitesse, la réactivité. Si on n'est pas réactif, on coule. Alors on oublie ce que l'on souhaite pour se plier aux exigences de la société. La dictature de l'argent fausse la donne, les relations entre les personnes, voire soi-même. On ne vit que par et pour l'argent, en oubliant que la vie, tout simplement, c'est important...

Je voulais partager cette pensée que j'ai en moi depuis longtemps et que le billet d'Allie a réveillé. Changer de continent nous a permis d'améliorer notre niveau de vie, c'est indéniable, mais n'a pas amélioré les conditions dans lesquelles on travaille. Le problème est le même partout, dans tous les pays. Le besoin de payer les factures, la peur de manquer d'argent, l'envie de ne pas avoir à compter le moindre sou en fin de moi, etc. nous amène à faire des choix. Pas ceux qu'on voudrait faire. Mais il reste toujours l'espoir qu'un jour, tout sera différent! Et en attendant, il nous reste les jardins zen du jardin botanique pour nous ressourcer...

Publié dans Pensées

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Allie 18/05/2009 02:07

Merci pour ce billet :)
Je pense que c'est la grande dualité du siècle: le travail versus la vie privée... Je pense que vient un moment où la vie, la notre, nous frappe de plein fouet: ce n'est pas ce que l'on veut pendant 30-40 ans! Je pense que c'est ce jour-là qu'on change... même si tout changement est vraiment difficile... Bon courage! Je te souhaite de réussir à franchir le pas, un de ces jours... On se demande quand même après coup, pourquoi on ne l'a pas fait avant...

JB et Céline 18/05/2009 15:31


De rien Allie!

C'est un pas qui est difficile à franchir, pour plusieurs raisons... la première étant que tout comme beaucoup de gens doivent le faire, pur pouvoir acheter une maison, il faut de l'argent... ce
qui implique le sacrifice de sa vie pendant quelques temps. Sauf que ça comment à faire longtemps que nous faisons le sacrifice de notre vie et que ça commence à devenir pesant. Les choix qu'on a
fait, comme celui de venir vivre ici, reculent d'autant la possibilité d'acheter une maison et rallonge d'autant le temps que nous devons passer à ronger notre frein... mais un jour, ça viendra. Un
jour viendra où nous serons en mesure de faire ces choix sans que l'un de nous deux soit pénalisé dans ses ambitions et ses envies!

30-40 ans... je t'avoue que vu comment les choses évoluent, je suis persuadée que nous serons coincés avec le travail bien plus longtemps que cela.... d'où l'intérêt de faire quelque chose qui nous
plait vraiment!!!


Delphine 16/05/2009 19:59

Je comprends que ce ne soit pas facile de prendre une telle décision. C'est une grosse prise de risque. J'espère que vous réussirez bientôt à atteindre l'équilibre que vous recherchez.
C'est vrai qu'on travaille moins ici. Benjamin travaille entre 45 et 50 heures, ça peut paraître beaucoup, mais c'est beaucoup moins que les 70 heures qu'il faisait en France ! Et surtout il ne se fait plus engueuler tous les jours par son patron, on lui fait même des compliments ! Et moi aussi, je travaille moins et je m'organise comme je veux, j'apprécie beaucoup ça. On fait tous les deux deux à trois activités sportives par semaine maintenant, qui aurait cru ça il y a un an ??

JB et Céline 17/05/2009 17:47


Qui aurait cru en effet qu'il soit possible de prendre le temps de vivre!!! Je te répond par courriel... en tout cas, je suis vraiment contente que vous ayez trouvé ce que vous cherchiez en
Californie!!!


Delphine 15/05/2009 17:51

Merci pour cette pensée et pour le blog d'Allie, que j'ai ajouté dans mes favoris :)
Je partage tout à fait ton avis sur le monde du travail d'aujourd'hui et la difficulté de privilégier les choses vraiment importantes au quotidien. Travailler moins et vivre plus, c'est exactement ce qu'on est venu chercher en Californie.
Bon week-end à tous les deux !

JB et Céline 15/05/2009 19:53


De rien Delphine!!
Au vu de ce que tu racontes dans ton blog, vous avez réussi à vivre plus et travailler moins, je suppose?
Nous, c'est pas tellement le cas, en fait... On travaille plus et plus longtemps (40h) et ça ne va pas en s'arrangeant! Tu devrais voir ce qu'on fait parfois.... c'est incroyable! Je crois que
c'est le métier qui veut ça, en fait... la solution serait de changer... voilà la décision que j'ai du mal à prendre!