Conscience professionnelle

Publié le par JB et Céline

Le problème, quand on a un minimum de conscience professionnelle, c'est qu'on cherche toujours à faire du bon travail, même quand c'est humainement impossible et même quand on est sûr que le travail fourni ne servira à rien et ne changera rien à l'issue du projet. C'est exactement ce que je vis. Je mets tout ce que j'ai dans ce projet, cette mission chez le client. Je suis en terrain inconnu puisque la mission que j'ai là-bas est loin de ce que j'ai l'habitude de faire ou même de ce que je sais faire. Donc, je tatonne, je panique, je perds du temps et je finis par faire du mieux que je peux. Jusque là, je m'en sortais plutôt bien, vu les conditions. Mais depuis quelques jours, je perds pied. Trop de choses à faire, trop d'intervenants, trop de paramètres que je ne peux pas contrôler... trop. Je suis arrivée au bout de mes ressources. Je ne dors pas bien, je me réveille plusieurs fois par nuit, toutes les nuits, en me demandant comment je vais bien réussir à tout faire avant mercredi. Je n'arrive plus à déconnecter du tout. Je suis épuisée. J'ai déjà fait suffisamment de temps en plus pour compenser le temps que j'ai pris pour aller à Québec et avoir encore une semaine de congés à prendre. Et le projet continue encore la semaine prochaine, requérant ma présence jusqu'au bout. Une de mes collègues est venue me prêter main forte, parce que je ne m'en sortais plus toute seule, et je ne suis même pas sûre que ça suffira pour qu'on fasse des journées normales toutes les deux. Je suis persuadée qu'on va devoir travailler encore plus fort dès lundi.

Le but de ce billet? Quand je vois le travail de certains, qui ne se soucient pas le moins du monde du résultat, je me rends compte que ma conscience professionnelle est ce qui me perdra. Je ne peux pas supporter qu'on dise de moi que je fais du mauvais travail. Alors je prends tout sur moi et je donne tout ce que j'ai. Parfois, donner tout ce qu'on a ne suffit pas, mais on le fait quand même. Je suis en train de me pourrir la vie (pas la santé, mais pas loin....) pour un projet qui, de toute façon, est voué à l'échec. Il l'était avant même de commencer. Sauf que jusqu'au bout, je ne pourrais pas m'empêcher de continuer comme je fais maintenant et de travailler très fort... j'en suis consciente et je sais que je suis insupportable, que ça empire avec chaque jour qui passe et que je ne suis plus capable de penser à autre chose. J'en fais des cauchemars la nuit, pendant la journée, je ne fais qu'y penser. Seuls les livres m'offrent l'échapatoire dont j'ai besoin. Ils me permettent de m'envoler vers d'autres cieux et tout oublier pendant quelques heures... ce sont eux qui me permettent de tenir le coup en ce moment. Eux et JB. Et la perspective de la semaine de congé que je vais avoir après, pour décompresser et me reposer... enfin!!!

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Delphine 06/07/2009 18:37

Je comprends ce que tu décris. Vivement que ce projet se termine et que tu puisses te reposer ! Courage d'ici là !

Delphine 06/07/2009 18:36

Je comprends ce que tu décris. Vivement que ce projet se termine et que tu puisses te reposer ! Courage d'ici là !