A chacun son yoga

Publié le par Céline


Emmanuelle, ma collègue, me l'avait bien dit. Selon les professeurs, l'enseignement et la pratique du yoga peuvent différer du tout au tout. On peut aimer un type de yoga et moins en apprécier un autre.


J'ai vécu cette expérience hier.

Hier, c'était mercredi. Et le mercredi, c'est... non pas raviolis, mais yoga, de 17h30 à 18h45. 1h15 qui passent généralement trop vite, pendant laquelle nous travaillons notre équilibre, notre souplesse, notre respiration, pendant laquelle nous ouvrons nos chakras et donnons à notre corps ce dont il a besoin. Pendant laquelle le maître mot, c'est la détente des muscles et de l'esprit. Sauf qu'hier, Sandra, ma prof habituelle, était absente, pour cause de maladie. La personne qui l'a remplacée était un jeune homme qui fut en son temps lui-même élève du cours de yoga proposé par le stade olympique et qui maintenant possède sa propre salle de yoga sur le plateau. Il continue toutefois à faire des remplacements au stade quand c'est nécessaire.

Ce cours de yoga fut à peu de choses près une torture. Les enchaînements de positions ne nous laissaient pas le temps de nous reposer entre chaque posture et le rythme était beaucoup trop rapide, il m'était impossible d'adapter ma respiration à celle du prof. La plupart des autres élèves étaient dans le même cas que moi. Nous sommes tous débutants, nous sommes donc encore en train d'apprendre à contrôler notre respiration, nos mouvements, notre corps. Respirer profondément me demande du temps, celui de remplir mes poumons d'air, jusque dans la moindre petite bronchiole, puis de l'expirer totalement, comme me l'a montré mon ostéopathe, afin d'activer mon diaphragme, apporter à mes muscles l'oxygène dont ils ont besoin, à mon cerveau aussi, afin qu'il travaille mieux. Je ne peux pas respirer profondément vite. Beaucoup de gens sont dans le même cas que moi...

Ce prof, dont j'ai oublié le nom, pour vous dire, enseigne habituellement aux athlètes et aux danseurs, des personnes qui sont habitués à un certain rythme. Il parlait beaucoup, ce qui m'a beaucoup déconcentrée et qui m'a empêchée de méditer (si tant est que mes muscles tétanisés me laissaient le loisir de méditer), et utilisait beaucoup de termes de yoga en partant du principe que nous les connaissions, ce qui n'est absolument pas le cas... et la relaxation ne m'a absolument pas relaxée... aujourd'hui, j'ai mal partout.

Je préfère donc de loin le yoga de Sandra, celui qui est relié à notre esprit, celui qui nous permet vraiment de nous détendre. Pendant ses cours, chaque position est suivie d'une contre-position de détente, qui permet à nos muscles de se relâcher totalement, qui nous permet de méditer, de nous détendre vraiment. J'aime qu'elle nous fasse travailler nos chakras, qu'elle nous explique les bienfaits de chaque position. J'aime qu'elle nous guide dans la relaxation, que sa voix nous berce et nous accompagne jusqu'au point où notre corps est tellement lourd qu'on pourrait dormir.

Une amie un jour m'a dit que la vie nous apportait ce dont on avait besoin, à notre insu, la plupart du temps. Emmanuelle, il y a quelques semaines, m'a dit que sûrement, la vie avait fait que j'étais tombée sur un cours de yoga qui me plaisait au moment où j'en avais besoin. Je commence à me dire que toutes les deux n'ont peut-être pas tort. J'ai longtemps tergiversé avant de me mettre au yoga. Quand je me suis enfin décidée, j'ai cherché des cours... mon choix a été dicté par la facilité, le stade olympique étant à côté de chez moi... et sur tous les types de yoga différents qui existent, sur toutes les façons d'enseigner qui existent, je suis tombée sur LA prof qui me convenait, du premier coup. Je me rends compte maintenant que ce n'était pas forcément gagné d'avance, tout de même... Et si ce n'était pas complètement le hasard? Et si la vie se chargeait vraiment de nous offrir ce dont on a besoin au moment où on en a besoin? J'ai trouvé un yoga et une prof qui me plaisent. J'ai trouvé quelque chose qui m'aide vraiment à me sentir bien, voire mieux. Se peut-il que ce soit uniquement le hasard?

Publié dans Le yoga et moi

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Carine 09/12/2009 21:14


Je vais à un cours en petit comité avec une prof bien sympathique : Lise Maltais. Elle est à Laval. 


JB et Céline 09/12/2009 21:46


Bon, ben en tout cas, je suis contente que tu aies trouvé ton bonheur!!!


Carine 09/12/2009 19:39


Les 2 premières expériences de yoga m'avaient amené à la conclusion que le yoga n'était pas fait pour moi. J'avais le sentiment de me faire plus de mal que de bien... il y avait tellement de monde
que cela était complètement impersonnel et les profs n'avaient pas le temps de vérifier nos postures.
Puis, j'ai décidé d'essayer le yoga pré-natal et j'ai adoré. J'ai poursuivis avec le yoga post-natal et bientôt je m'inscris au yoga seule avec cette prof qui définitivement me convient ! 


JB et Céline 09/12/2009 20:41


Je pense vraiment qu'en matière de yoga, le prof est vraiment important. Au stade olympique, on n'est vraiment pas beaucoup et j'adore la prof. Je n'ai pas aimé le remplaçant la semaine dernière et
ce soir, j'ai une réunion, donc pas de yoga... je suis bien dégoûtée parce que ça me fait du bien! Donc je comprends que tu aies pu commencer par de mauvaises expériences!
Où vas-tu pour ton yoga en ce moment?